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Karl Lakolak tente par le jeu des regards sur des chairs polychromes une approche tactile et mémorielle de l’altérité en « écrivant le livre incarné de l’autre » ; ses acteurs sont peints costumés et comme sculptés, tatoués des mots prélevés dans les paragraphes de ses « carnet d’action ». Il « déshabille le nu » dont l’empreinte rejoint celle de l’autopsié, de l’écorché ; dans le sous-sol obscur de sa « chambre » parisienne ou dans la douce lumière de la « maison baroque » bordelaise, il ne cesse de renouveler cette inédite « révélation » du corps.




